Chaloupe

Communiqué de presse

Composition des produits alimentaires : la CLCV n’accepte pas de recul sur l’étiquetage !

 

Compte tenu des difficultés d’approvisionnement dans le secteur alimentaire, l’industrie alimentaire a

obtenu de la DGCCRF plus de souplesse dans la composition des produits vendus en magasin qui pourrait être modifiée sans que ceci se traduise sur les étiquettes.

Pour la CLCV, c’est une disposition choquante qui va à l’inverse de ce que demande le consommateur.

Rappelons que les enquêtes récentes révélaient que les consommateurs veulent savoir ce que contient leur assiette. La CLCV considère que toute modification doit entraîner une modification de l’étiquette, sinon comment savoir si les produits contiennent des additifs jugés toxiques (une cinquantaine !), des allergènes, etc ?

L’urgence pour la suite est d’avancer vers un étiquetage complet de nature à informer le consommateur en toute transparence. Ainsi, toute viande devrait clairement afficher le lieu de naissance, d’élevage et d’abattage, de même que la composition de la nourriture (soja importé ou céréales locales, par exemple).

Les consommateurs ne s’y trompent pas, ils ont montré pendant la crise sanitaire qu’il font davantage confiance aux produits estampillés locaux. N’oublions jamais cet enseignement de la crise : la relocalisation de notre alimentation est un fondement de notre sécurité alimentaire.

 


Composition des produits alimentaires :
la CLCV n’accepte pas de recul sur l’étiquetage !

 

Compte tenu des difficultés d’approvisionnement dans le secteur alimentaire, l’industrie alimentaire a obtenu de la DGCCRF plus de souplesse dans la composition des produits vendus en magasin qui pourrait être modifiée sans que ceci se traduise sur les étiquettes.

Pour la CLCV, c’est une disposition choquante qui va à l’inverse de ce que demande le consommateur. Rappelons que les enquêtes récentes révélaient que les consommateurs veulent savoir ce que contient leur assiette. La CLCV considère que toute modification doit entraîner une modification de l’étiquette, sinon comment savoir si les produits contiennent des additifs jugés toxiques (une cinquantaine !), des allergènes, etc. ?

Et l’urgence pour la suite est d’avancer vers un étiquetage complet de nature à informer le consommateur en toute transparence. Ainsi, toute viande devrait clairement afficher le lieu de naissance, d’élevage et d’abattage, de même que la composition de la nourriture (soja importé ou céréales locales, par exemple).

Car les consommateurs ne s’y trompent pas, ils ont montré pendant la crise sanitaire qu’il font davantage confiance aux produits estampillés locaux. N’oublions jamais cet enseignement de la crise : la relocalisation de notre alimentation est un fondement de notre sécurité alimentaire.

CLCV : l’urgence de changer nos habitudes alimentaires et de se nourrir local

 

Le coronavirus doit nous amener à réfléchir sur nos habitudes de consommation et notamment d’alimentation. Car l’une des leçons de la crise, c’est la nécessité de renforcer l’autonomie alimentaire des territoires et de se nourrir localement : la relocalisation de notre alimentation est un fondement de notre sécurité alimentaire. Faut-il rappeler que nous n’avons que 4 ou 5 jours de réserves alimentaires et que les aires urbaines ne produisent aujourd’hui que 2 % de leur consommation de fruits et légumes ?

Le consommateur doit bien lire l’étiquette des produits (origine et composition) et acheter les productions françaises d’abord locales et de préférence bio, sur les marchés, en magasins bio ou dans la distribution classique, sauf pour les productions inexistantes en France (exemple : les agrumes). Reste la question du prix car les fruits et légumes, même de saison, restent chers pour les ménages les plus modestes.

Cette priorité d’achat doit se traduire notamment par :
   - l’achat de viandes nées et élevées en France et garantissant que les bêtes sont nourries avec des céréales 100 % françaises, puisque le soja généralement consommé, c’est de la déforestation importée du Brésil ou d’Argentine au détriment des productions vivrières du pays ;
   - le refus de tout produit contenant de l’huile de palme (déforestation importée d’Indonésie au détriment des productions nourricières) ;
   - le refus d’acheter des poires ou des pommes du Chili ou d’Argentine, des tomates du Maroc, des fraises d’Espagne, etc. dès lors que la France en produit. A cet égard, la CLCV demandera que soit instituée une taxe carbone afin de prendre en compte dans le prix final la production de gaz à effet de serre émis par les transports aériens.

Rappelons que la moitié de notre consommation de fruits et légumes, un tiers de celle de volailles, un quart de celle de porcs sont aujourd’hui importés (alors que la France exporte massivement de la viande, notamment vers la Chine !). Relocaliser, c’est aussi produire plus de fruits et légumes pour nos propres besoins et moins de viande pour l’exportation.

La CLCV mènera campagne pour que cette situation change après la crise actuelle. Elle interviendra en ce sens auprès de toutes les enseignes du Finistère pour qu’elles prennent, à leur niveau, leurs responsabilités comme certaines ont pu le faire depuis le 16 mars.

Réduire le sucre : une question de santé publique

 

A l’heure où s’engagent sur le département du Finistère et Brest Métropole des projets alimentaires de territoire, la CLCV se réjouit de la désaffection significative des consommateurs vis-à-vis des boissons sucrées de type colas et sodas, en baisse de 3,2 % sur le marché français.

Elle rappelle que ces boissons ultra-sucrées sont responsables notamment du diabète, de la stéatose hépatique non alcoolique et du surpoids qui continue d’augmenter chez les plus jeunes. L’Agence de sécurité sanitaire conseille de n’en boire qu’un seul verre par jour. Se méfier du sucre dans tous les produits alimentaires, pour des raisons de santé, devrait devenir un réflexe de base du consommateur averti.

Par ailleurs, comme l'indique la CLCV dans son pense-bête sur les produits toxiques, les colas (sauf les bio) contiennent tous du colorant E150d dont le procédé de fabrication produit du 4-méthylimidazole, soupçonné d’être cancérogène. En 2012, le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) a d’ailleurs inscrit le E150d sur la liste des cancérogènes possibles. Ce colorant devrait donc être interdit par les pouvoirs publics. A noter qu’aux USA, les colas ont modifié leur recette à la demande de l’État de Californie.