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Catégorie : Energie

Le point sur le nucléaire

 

- 1973 : dans le contexte de la crise du pétrole est adopté le programme Messmer qui prévoit la construction de sept réacteurs par an jusqu’à l’an 2000, soit 200 réacteurs nucléaires.
- 28 mars 1979 : accident nucléaire de Three Mile Island aux USA.
- 1980 : la CLCV du Finistère, qui avait pris position contre le projet des différentes centrales nucléaires sur le Finistère (Ploumoguer, Plogoff, Beg an Fry...), participe à la grande contestation populaire contre la centrale de Plogoff.
- 1981 : la CLCV prend position contre le tout nucléaire et publie un livre « Energies : des choix pour mieux vivre » (éditions Syros), qui rappelle la priorité à donner aux énergies renouvelables et aux économies d’énergie.
- 1985 : arrêt de la centrale expérimentale de 70 MW de Brennilis, mise en service en 1967 et début du premier démantèlement d’une centrale française.
- 26 avril 1986 : catastrophe nucléaire de Tchernobyl en URSS (aujourd’hui en Ukraine).
- 1997 : M. Jospin, premier ministre, annonce l’arrêt du surgénérateur Superphénix de Creys-Malville dont les coûts de construction et de fonctionnement sont, selon la Cour des comptes, évalués entre 40 et 60 milliards d’euros (rapport du Sénat de 1998) !
- 2003 : parution de la première version du scénario NégaWatt, association indépendante d’ingénieurs français, qui démontre que la France peut, à horizon 2050, se passer du nucléaire en mettant en œuvre trois paramètres : la sobriété, l’efficacité et les énergies renouvelables. Ce scénario est depuis régulièrement actualisé.
- 2005 : la Cour des comptes estime le coût du démantèlement de Brennilis (qui n’est qu’une centrale expérimentale de 70 MW) à 482 millions d'euros, soit 20 fois plus qu'estimé en 1985.
-2009 : EDF demande l’autorisation de prolonger l’exploitation des 32 réacteurs nucléaires de 900 MW, les plus anciens de du parc français.
-11 mars 2011 : catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon.
- Avril 2015 : publication d’une étude de l’ADEME, agence de l’État, qui démontre que la France pourrait se passer du nucléaire en 2050 grâce aux énergies renouvelables.
- 2019 : une équipe de 14 scientifiques de l’université de Lappeenranta (LUT) en Finlande et l’Energy Watch Group concluent après 4 années d’étude que d’ici 2050, l’humanité pourra se passer totalement des énergies fossiles et du nucléaire pour son approvisionnement en énergie.
- Février et juin 2020 : arrêt des les réacteurs 1 et 2 de Fessenheim, premiers réacteurs de 900 MW mis en service en France.
- Selon la conclusion du dernier World Nuclear Industry Status Report (publication annuelle), « entre 2009 et 2018, les coûts du solaire commercial ont baissé de 88 % et ceux de l’éolien de 69 % alors que dans le même temps, ceux du nucléaire augmentaient de 23 % ». Le nucléaire n’est désormais plus compétitif par rapport aux énergies renouvelables : l’électricité produite par la future centrale nucléaire de Flamanville, si elle voit le jour, devrait selon la Cour des Comptes coûter entre 110 et 120 euros le MWh, alors que l’éolien terrestre revient à 65 euros le MWh. Les consommateurs acceptant le nucléaire doivent donc admettre que l’électricité soit à l’avenir bien plus chère !
- 2021 : un rapport officiel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et du Réseau de transport d’électricité (RTE), filiale d’EDF, conclut à la faisabilité d’un système électrique français qui pourrait reposer sur quasiment 100 % d’énergies renouvelables et se passer du nucléaire en 2050.
- 28 février 2021 : l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) valide les conditions du prolongement de la durée de vie de 32 réacteurs nucléaires qui auront 40 ans en 2027 (sur les 56 en activité). Leur sécurité avait été conçue pour 30 ans. Mais compte tenu de la dette d’EDF (42,3 milliards d'euros fin 2020) et de l’échelonnement des travaux, la mise aux normes n’interviendra pour 20 réacteurs que dans 10 ans !
- 2023 : lancement possible de l’aventure de l’EPR de Flamanville (démarré en 2006), avec 11 ans de retard sur le calendrier initial et un coût qui a quintuplé à près de 20 milliards d’euros après une multitude de déboires industriels !