Chaloupe

1- Existe-t-il un risque de contamination par les aliments ?

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est rassurante : « il n'existe actuellement aucune preuve que les aliments constituent une source ou une voie de transmission probable du virus ». Selon l’organisme allemand d'évaluation des risques, le BFR, le risque de contamination par voie alimentaire est faible. Il ajoute pour ceux qui ne seraient pas rassurés que le virus étant sensible à la chaleur, la cuisson des aliments peut réduire le risque d’infection.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) rappelle que le virus est sensible aux températures de cuisson : « une cuisson à 63 °C pendant quatre minutes permet de diviser par 10 000 la contamination d’un produit alimentaire ».
Dans le contexte actuel, mieux vaut tout de même rester vigilant et appliquer les règles habituelles : laver, éplucher ou retirer les couches extérieures des fruits et légumes avant de les consommer.

2- Bien conserver ses aliments en période de confinement

Viandes, fruits, conserves... En cette période de confinement, il est important de bien conserver ses aliments pour éviter de sortir faire ses courses trop fréquemment... mais aussi échapper à l'intoxication alimentaire. Pour vous aider, voici un petit rappel des durées de conservation des produits les plus courants.

  •  Viande, poisson, laitages
    Lorsque ces denrées sont emballées, elles portent une date limite de consommation ou DLC précédée généralement de la mention « À consommer avant le ... » Au-delà de cette date, le développement des bactéries n'est pas maîtrisé, il peut donc y avoir un risque d'intoxication alimentaire. Ne consommez pas le produit après cette date.
    Lorsque ces aliments ne sont pas emballés ou étiquetés comment faire ? Œufs, charcuterie, plats cuisinés...
    Viande et produits de la mer frais, lait pasteurisé, yaourts, desserts lactés... Pour consommer les denrées périssables en toute sécurité et pour éviter de devoir les jeter, le respect de la chaîne du froid est indispensable.
  •  Les fruits et légumes
    Les fruits et les légumes sont des produits vivants qui continuent à évoluer dans le temps. Pour éviter le gaspillage de ces aliments fragiles, mieux vaut savoir les conserver.
    Ils ne se rangent pas systématiquement dans le réfrigérateur. Certains se conservent mieux à l'abri de la lumière directe (pommes de terre, oignons, asperges) et ne supportent pas les changements brusques de température. D’autres produisent naturellement un gaz, l'éthylène, qui accélère la maturation des fruits et légumes voisins jusqu'à, parfois, les dégrader (bananes, pommes, avocats...)
  •  Les conserves, surgelés et produits d'épicerie sèche (riz, pâtes, céréales...)
    La plupart des ses produits se conservent très longtemps sans risque pour la santé s'ils sont stockés dans des conditions adéquates (à la bonne température, dans un lieu sec). Lorsqu'ils sont vendus sous emballage, ils portent généralement une date de durabilité minimale (DDM) du type « À consommer de préférence avant le ... » (jour, mois, année).
    Passée cette date, leur goût, leur texture et leur valeur nutritionnelle peuvent être légèrement altérés, mais ils restent sans danger pour la santé.
    Des professionnels utilisent parfois des DDM sur des produits qui sont malgré tout fragiles comme le pain de mie ou certains fromages. Dans ce cas-là, le bon sens est de mise : en cas d'odeur ou d'aspect anormal, ne prenez pas le risque d'une intoxication.

3- Peut-on reporter le remboursement des crédits ?

Chômage technique, baisse de salaire... Qu’en est-il des remboursements de vos crédits ? Y a-t-il des reports possibles si vous craignez de ne pouvoir faire face ?
Si des mesures ont été prises pour alléger les charges des entreprises, à l’heure actuelle, aucune annonce n’a été faite pour les particuliers. Alors, comment réagir ?

  • Se reporter à son contrat
    Reportez-vous à votre contrat afin de vérifier s’il prévoit une possibilité de moduler le montant de vos échéances ou de les reporter. Dans l’affirmative, vérifiez les conditions. En effet, parfois, cette demande ne peut être faite qu’après un laps de temps et ne s’applique donc pas aux contrats récents. Soyez vigilant, ces mesures peuvent être limitées dans le temps n’autorisant une modulation ou un report que sur une certaine durée.
    Si ces options sont prévues dans votre contrat, la banque ne pourra s’y opposer mais prenez le temps de la réflexion car cela aura une incidence sur le coût de votre crédit en raison de l’allongement de la durée du remboursement.
  •  Négocier avec sa banque
    Si le report des mensualités ou leur réduction ne sont pas prévus par votre contrat ou que les conditions ne vous conviennent pas, vous pouvez néanmoins vous rapprocher de votre banque afin de voir si elle a adopté des mesures de flexibilité en raison de la situation exceptionnelle. Celle-ci n’est pour autant pas obligée d’accepter de modifier votre contrat.

4- Remboursement des voyages : flexibilité oui, mais pas à n’importe quel prix !

Alors que la crise du coronavirus occasionne des annulations en série de voyages, le secteur du Tourisme plaide très fortement auprès des pouvoirs publics nationaux et européens pour revoir le cadre actuel, protecteur des consommateurs, afin de diminuer le plus possible l’impact économique de la crise et dès lors limiter au maximum le droit au remboursement prévu par la Loi.

Dans un esprit de responsabilité, qui concerne aussi les compagnies d’assurances, la CLCV et l'UFC Que Choisir sont ouvertes à des alternatives au remboursement mais à deux conditions impératives :

  • Le consommateur doit toujours avoir la possibilité d’exiger le remboursement de son voyage.
  • Les contre-propositions offertes aux consommateurs doivent être crédibles et sérieuses et ne sauraient se limiter au seul report, parfois impraticable (limitation des congés, destination non propice selon la saison).

Dans un esprit constructif et soucieuses de défendre les intérêts des consommateurs sans nuire à l’économie, la CLCV et l’UFC-Que Choisir proposent que soit systématiquement proposée une alternative crédible en cas de voyage annulé, à savoir un avoir, sur 18 mois minimum, permettant d’organiser, dans une temporalité raisonnable, un nouveau voyage vers la destination de son choix, ou un report avec un remboursement d’au moins 10% du prix du voyage, le consommateur restant libre d’exiger le remboursement.
Sous la seule réserve de ces avancées par rapport au cadre actuel permettant aux consommateurs d’envisager sérieusement une autre solution que le remboursement, nos associations ne manqueront pas de les inviter à privilégier ses options économiquement moins impactantes.

5- Confinement : quid de l'entretien de l'immeuble ?

Les règles de confinement liées au coronavirus ont bien évidemment d’importantes répercussions dans notre vie quotidienne. Mais elles suscitent également des interrogations dans la gestion et l’entretien de l’immeuble.


A titre d’exemple, ICF Habitat a fait savoir à ses locataires que l’ensemble de ses lieux d’accueil était fermé : loges, bureaux, agences, directions territoriales. De même, les équipes chargées de l’entretien de l’immeuble seront réduites. Sur Paris, ce sont près de 2 000 gardiens d’immeubles sociaux qui sont en arrêt, ou presque, avec pour consignes de ne pas entrer en contact avec les locataires et de n’assurer qu’un minimum d’entretien (nettoyage, sortie des poubelles).


En copropriété, en présence d’un gardien la question se posera de savoir s’il continue ou non d’assurer ses fonctions. Là encore, à l’instar des bailleurs sociaux, l’entretien sera limité pour respecter les règles de confinement, tout comme la sortie des bacs à ordures. Si votre gardien, compte tenu des circonstances, refuse de procéder à cette prestation, il faudra soit faire appel à une entreprise extérieure, ce qui risque d’être difficile, soit la réaliser vous-même. Le conseil syndical a ici un rôle à jouer et il peut tout à fait prendre en charge cette opération.


Dans tous les cas, pour les locataires, la rémunération du gardien ou concierge demeure récupérable puisqu’il s’agit ici d’un cas de force majeure, hypothèse expressément prévue par les textes (article 2 Décret n° 87-713 du 26 août 1987).

6- Confinement : peut-on encore réaliser un état des lieux ?

La réalisation d’un état des lieux de sortie est toujours possible en période de confinement mais reste difficile.
En théorie, l’état des lieux de sortie est réalisé dans des conditions normales dès lors que les parties respectent les règles élémentaires de précaution : masque, gel hydroalcoolique, espace de plus d’un mètre entre les personnes... Toutefois, pour des raisons de sécurité, certains salariés d’agences immobilières refusent de se déplacer et invoquent le principe de précaution.

  • La solution : un état des lieux à distance ?
    L’état des lieux doit être dressé de façon contradictoire, c’est-à-dire en présence du bailleur et du locataire ou de leurs mandataires respectifs, il demeure compliqué de le réaliser à distance. La solution du locataire filmant en direct les lieux tout en étant connecté en visio avec le propriétaire pourrait être envisagé mais paraît peu probable dans les faits.
    Quant aux photos, le locataire étant le seul à les réaliser, le propriétaire ne pourra que se donner une idée partielle du niveau d’entretien du logement... Il demeure toujours possible de faire appel à un huissier, si tant est que l’on en trouve un qui accepte de se déplacer.
  • La remise des clés
    C’est à l’occasion de l’état des lieux de sortie qu’est effectuée la remise des clés. Si le locataire les conserve au-delà de la fin du congé, il sera tenu au paiement d’une indemnité d’occupation jusqu’à leur remise au propriétaire. En parallèle, si le locataire a quitté le logement avant la réalisation de l’état des lieux de sortie, alors le bailleur ne pourra pas vérifier si le bien a été correctement entretenu et procéder, le cas échéant, à des retenues sur le dépôt de garantie.
    Au final, c’est une situation qui s’avère aussi dommageable pour le locataire que pour le bailleur.

 

  • Trouver un accord avec le bailleur . À l’impossible, nul n’est tenu de sorte que si l’on ne peut réaliser l’état des lieux de sortie, le mieux est alors d’agir avec pragmatisme. Un accord peut être conclu entre les parties, lesquelles déclarent déroger en toute connaissance de cause aux textes en vigueur*. Il faudra alors convenir de la somme éventuellement conservée par le bailleur sur le dépôt de garantie et des modalités de restitution du solde. À voir toutefois en cas de recours si les tribunaux accepteront cette volonté des parties de s’écarter de la réglementation applicable.

Si aucun accord n’est trouvé, le locataire peut toujours envoyer les clés par lettre recommandée avec AR à son bailleur. Il ne sera ainsi pas tenu au paiement d’une indemnité d’occupation pour la période postérieure à l’expiration du délai de préavis.

  • Quid de l'état des lieux d'entrée ?
    Il peut être risqué pour un locataire de quitter le logement sans état des lieux. En théorie, le bailleur pourrait alors faire appel à un huissier pour procéder à un constat mais en période de confinement, cela paraît peu probable. Si le locataire a laissé sa nouvelle adresse, le bailleur pourra alors le mettre de demeure de venir réaliser l’état des lieux.
    S’il n’a pas transmis ses nouvelles coordonnées et que le propriétaire est dans l’impossibilité de le contacter, alors on pourra, par tout moyen, apporter la preuve des dégradations du logement (photos, témoignages...). Mais au-delà de ces aspects, quitter le logement sans réaliser l’état des lieux de sortie est le meilleur moyen de créer des litiges et de retarder la restitution du dépôt
    de garantie.
    * Les modalités de réalisation des états des lieux sont définies par l’article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989.

La préfecture du Finistère communique

Covid-19 - Attention aux arnaques !

 

Depuis l’apparition des premiers cas de Coronavirus, les arnaques de la part de sociétés et d’individus malveillants se multiplient.

Il est important de rappeler :

   - qu’il n’existe pas à ce jour de vaccin, d’aliments, de purificateurs d’air, de lampes, de compléments alimentaires ni d’huiles essentielles... qui protègent ni ne permettent de guérir du Coronavirus. Dès lors toute présentation de produits (alimentaires ou non) affirmant protéger ou guérir du coronavirus relève de la pratique commerciale trompeuse ;
   - que les dépistages du Coronavirus sont uniquement effectués par les autorités sanitaires pour confirmer un diagnostic. Toute société ou individu vous proposant un dépistage n’est pas compétent en la matière ;
   - que des sites internet frauduleux cherchent à vendre des médicaments alléguant une efficacité contre le virus ou des médicaments destinés au traitement d’autres maladies (VIH, paludisme...) qui font l’objet de recherches dans le cadre de la lutte contre le virus. La vente de ces derniers n’est possible que sur prescription médicale et en pharmacie ; acquérir ces médicaments en ligne est illégal et peut vous exposer à des risques graves pour votre santé (effets indésirables voire faux médicaments) ;
   - que la vente en ligne de paracétamol a été suspendue et que les annonces sur internet proposant ce médicament sont donc frauduleuses ;
   - que les attestations de déplacement sont faites soit sur l'honneur, soit par l'employeur. Elles sont gratuites. Ne vous laissez pas séduire par des sites qui proposent de vous délivrer des attestations de déplacement contre rémunération, il s'agit d'arnaques. Attention également pour les sites proposant d’éditer une version numérique de cette attestation : vous êtes susceptibles de fournir des données personnelles particulièrement sensibles. De plus, seules les attestations officielles imprimées ou recopiées sur papier libre sont valables ;
   - que la décontamination des logements privés n’est pas prévue à ce jour par les services de l’État. Les personnes prétextant une décontamination obligatoire n’y sont pas habilitées et cherchent à s’introduire à votre domicile frauduleusement.

 

Santé : appel à témoignages

 

La CLCV reçoit de plus en plus de témoignages sur des pratiques inacceptables dans le domaine de la santé. Nous avons décidé d’en rendre compte sur notre site et d’appeler les usagers à s'exprimer sur ce point. N'hésitez donc pas à nous écrire...

Cabinets de radiologie
Depuis quelque temps, certains cabinets de radiologie demandent aux usagers de rester dans la salle d’attente après l'examen, sans avoir vu le radiologue pour interpréter la radio ou le scanner. Quand ils sont appelés par la secrétaire, celle-ci leur rend la carte vitale et les clichés et demande 3,50 €, sans aucune explication.
Cette pratique courante appelle plusieurs observations :

Santé, environnement : danger ! D'autres choix sont possibles

Les consommateurs, avec raison, sont de plus en plus préoccupés par les questions de santé et de biodiversité (mais qu’est-ce que la biodiversité sinon la bonne santé de l’ensemble du vivant ?). Il suffit de rappeler entre autres :
   - le rapport explosif de l’Agence nationale de sécurité sanitaire publié discrètement sur internet le 25 juillet 2016, qui affirme que « de nombreuses études mettent en évidence une association entre les expositions aux pesticides et certaines pathologies chroniques » (cancers, maladies neurologiques, troubles de la reproduction et du développement…) ;
   - le combat du docteur Frachon de Brest contre le Médiator ;
  - le cri d’alarme lancé en 2013 par l’Organisation mondiale de la santé sur les dangers des perturbateurs endocriniens.